Consentement client : la startup française Didomi lève 40 millions de dollars

par | Juil 12, 2021 | | Contenu influence, CX - News

Didomi, startup française spécialisée dans le consentement client, a bouclé un tour de table de 40 millions de dollars. BtoB Leaders revient sur cette opération qui devrait accélérer le développement international de l’entreprise parisienne.

Financer le développement à l’international de l’entreprise

La jeune pousse française a annoncé la levée de 40 millions de dollars (série B) dans une opération menée par Elephant et Breega. Didomi devrait mobiliser ces fonds pour rendre sa solution plus conviviale pour les développeurs. Sont notamment prévues : des API ouvertes et des SDK open source. L’entreprise, qui vise essentiellement des clients premium, devrait également renforcer ses équipes Sales et Marketing. Une accélération du développement international de Didomi est également annoncée, avec l’ouverture imminente de nouveaux bureaux en Allemagne, en Espagne et surtout aux Etats-Unis.

« Jawad, Raphaël et moi avons cofondé Didomi pour rendre le contrôle de la vie privée plus facile. Nous avons également voulu rendre ce respect des données personnelles un choix évident pour les entreprises. Cette levée de fonds est une étape majeure pour mener à bien cette mission. Nous sommes impatients d’aider les marques et les éditeurs à rendre les parcours clients plus transparents et plus fiables grâce à une expérience agréable de gestion des consentements et des préférences ».

Photo de profil de Romain Gauthier

Romain Gauthier, cofondateur et PDG de Didomi.

Didomi : un contexte particulièrement favorable

Fondée en août 2017, Didomi conçoit des solutions permettant aux entreprises de donner à leurs clients le contrôle total sur leurs données personnelles. Elles peuvent ainsi se développer en toute confiance, sans compromettre le respect de la vie privée. En mai 2021, l’outil proposé par Didomi s’est affiché sur pas moins de 90 milliards de pages vues. C’est une croissance de 100 % sur un an.

Il faut dire que le contexte est plus que favorable pour la jeune pousse parisienne. En effet, la Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL) impose aux éditeurs, depuis le 1er avril 2021, de recueillir le consentement des utilisateurs pour déposer leurs cookies. Didomi accompagne donc les entreprises à travers une plateforme personnalisable qui collecte et stocke le consentement des internautes sur ordinateur, tablette, mobile et Smart TV.

Portée donc par une actualité favorable, Didomi revendique aujourd’hui plus de 500 clients, avec des grands noms comme Orange, Rakuten, Giphy, Weight Watchers International et Décathlon. Mieux : la jeune pousse fournit 80 % du top 100 des médias français. Côté international, l’entreprise compte aujourd’hui des clients dans une trentaine de pays, 40 % de son chiffre d’affaires provenant de l’étranger. Le business model particulier de l’entreprise (facturation mensuelle en fonction du nombre de consentements gérés) lui a permis d’être rapidement rentable.

Paroles d’experts
Face à un environnement commercial en constante évolution, le Sales Enablement devrait surperformer dans l’Hexagone
Face à un environnement commercial en constante évolution, le Sales Enablement devrait surperformer dans l’Hexagone

BtoB Leaders a eu le plaisir d’échanger avec Julien Leblanc, Head of South Europe chez Highspot. Au programme : retour sur la dernière levée de fonds de l’entreprise américaine, ses facteurs de différenciation avec la concurrence, la capacité du Sales Enablement à repositionner le commercial dans le parcours d’achat, les points de vigilance pour réussir l’implémentation d’une solution de Sales Enablement et surtout les stratégies de croissance. Bonjour Julien. Pouvez-vous revenir brièvement sur votre parcours professionnel ? Bien sûr. J’ai suivi un cursus en Business Administration & Management en école de commerce, avec une fin de parcours en apprentissage qui m’a permis de mettre le pied à l’étrier dans le Software dès 2003 chez IBM. J’ai évolué dans la fonction Sales pendant plusieurs années chez des éditeurs de logiciel, avec notamment une escapade en Australie entre 2012 et 2015 chez VMware en tant que Sales Manager. De retour en Europe, j’ai basculé du côté « infrastructure » au monde de la MarTech. Depuis plus de 4 ans, je gravite dans cet univers fascinant qu’est le Sales Enablement, et c’est tout naturellement que j’ai choisi de rejoindre Highspot en tant que Head of South Europe. Pouvez-vous nous pitcher la proposition de valeur de Highspot en quelques mots ? Fondée en 2011, Highspot est une plateforme de Sales Enablement créée par trois anciens de Microsoft : Robert Wahbe, Oliver Sharp et David Wortendyke. Elle permet d’aligner et d'accroître la performance des équipes Commerciales et Marketing en comblant le fossé entre stratégie et exécution. Les ventes B2B connaissent un véritable raz-de-marée. McKinsey prévoit en effet que la vente hybride, vue initialement comme une simple adaptation des usages face...

Paroles d’experts
Pour que les Sales ne perdent plus une minute à enrichir les données B2B !
Pour que les Sales ne perdent plus une minute à enrichir les données B2B !

Séduire 1 800 clients et réaliser une croissance à deux chiffres avec un seul commercial et 0 € de budget marketing. C’est l’incroyable défi qu’a relevé Denis Cohen, CEO et cofondateur de Dropcontact. Quelle a été la genèse de cette entreprise spécialiste de l’enrichissement des bases de données ? Comment peut-elle optimiser le temps des Sales pour doper la performance commerciale ? Interview !  Bonjour Denis. Racontez-nous la création de Dropcontact. Quel est le constat qui vous a motivé à vous lancer dans l’enrichissement de la Data ?  Tout au long de mon parcours professionnel, j’ai constaté que les équipes Sales et Marketing passaient un temps considérable à gérer de la Data de mauvaise qualité. Des budgets incroyables sont mobilisés dans le seul objectif de générer des leads : on fait du Google Ads, de la publicité télé, de l’événementiel, des livres blancs, du SEO, du Marketing Automation, de la créa. L’équipe Sales prend le relais, équipée de logiciels à la pointe.   Nous investissons massivement pour constituer une base de données qui est un capital à part entière. Paradoxalement, cet actif durement acquis devient le parent pauvre. Un mail manquant, un contact qui change d’employeur, des inversions « nom – prénom »… on dépense « un pognon de dingue » pour au final confier le nettoyage de la base de données à un stagiaire. Je caricature, mais vous comprenez l’idée. Ce capital, pourtant stratégique pour la compétitivité, n’est pas utilisé à sa juste valeur.   A côté de cela, vous avez de nombreuses solutions sur le marché qui gèrent une partie du problème sans le résoudre dans sa globalité. C’est le constat qui a motivé la création de Dropcontact, en...

Paroles d’experts
Maturité Data des entreprises françaises : sommes-nous encore dans la phase d’évangélisation ?
Maturité Data des entreprises françaises : sommes-nous encore dans la phase d’évangélisation ?

A l’occasion des 10 ans du BtoB Summit, BtoB Leaders a eu le plaisir d’échanger avec Nathalie Schulz, Directrice Générale du Groupe IDAIA, spécialiste du Data Marketing. Au programme : l’émergence du super-acheteur B2B, l’attente d’hyper-personnalisation des prospects, le degré de maturité Data des entreprises françaises et l’évolution du métier de CMO lors de la dernière décennie. Pouvez-vous revenir en quelques mots sur votre parcours professionnel ? Je pense avoir un parcours plutôt atypique, dans la mesure où je suis ingénieure en finance de formation. J’ai occupé le poste de chargée d’affaires « Entreprises » dans le secteur bancaire pendant une dizaine d’années avant de passer en entreprise, essentiellement sur des missions de conseil et de management de la transition auprès de PME en crise de croissance (ou de décroissance). Ma volonté de travailler en équipe et de m’inscrire dans un projet à long terme m’a poussée à rejoindre l’un de mes clients en tant que DAF. En passant de la banque à l’entreprise, je me suis rapidement passionnée pour le marketing et la vente. En 2008, j’ai cofondé DQE Software. Animée par un projet de vie, j’ai décidé de quitter l’entreprise en 2020, et c’est ainsi que j’ai saisi l’opportunité d’intégrer le Groupe IDAIA, un groupe que je connais bien puisque nous avions eu l’occasion de collaborer ensemble via DQE Software. Pouvez-vous revenir sur la proposition de valeur du Groupe IDAIA ? Le Groupe IDAIA a plus de 30 ans d’existence. Nous accompagnons la performance des entreprises en mettant la Data au cœur de leur stratégie. En tant qu’acteur majeur du Data-Driven Marketing, nous structurons notre chaîne de valeur autour de la réponse...

Ceci pourrait vous intéresser..