5 règles d’or pour maîtriser l’art de demander une augmentation

par | Jan 19, 2023

Pour la majorité des travailleurs, l’idée même de demander une augmentation peut être intimidante. Une étude signée Payscale explique même que plus de la moitié des salariés n’ont jamais demandé d’augmentation « par peur ». Mieux : c’est la conversation professionnelle la plus redoutée, dépassant même la confrontation avec un collègue toxique.

De l’autre côté du bureau, les managers sont eux aussi peu habiles dans cet exercice, toujours selon Payscale. « Préoccupés par le quotidien opérationnel, ils sont beaucoup moins à l’aise avec les questions humaines », explique les auteurs de l’étude.

Pour vous aider à vous affranchir de ces réticences et surtout à mettre toutes les chances de votre côté, nous avons compilé pour vous 5 règles d’or qui pourraient bien faire pencher la balance en votre faveur. C’est parti !

#1 Commençons par envisager le pire scénario

Oui, ce conseil va à l’encontre de l’approche optimiste et positive, mais rassurez-vous, il ne s’agit pas d’entrer dans le bureau de votre supérieur avec un esprit défaitiste. Prenez simplement un moment pour envisager le pire scénario… et vous verrez que vous ne risquez pas grand-chose. Cela devrait suffire pour lever ces craintes irrationnelles qui parasitent votre pensée. Vous pourrez alors préparer votre pitch sereinement, délesté du poids d’une peur qui n’a pas lieu d’être.

A moins de débouler dans le bureau du patron en proférant des insultes, vous ne serez pas licencié parce que vous avez osé demander une augmentation… encore moins si elle est justifiée :

  • Meilleur scénario : votre demande d’augmentation est acceptée. A noter : selon Payscale, 44 % des salariés qui demandent une augmentation l’obtiennent ;
  • Scénario décevant : votre demande n’est pas acceptée, mais vous avez une promesse plus ou moins formelle ;
  • Pire scénario : votre demande d’augmentation est refusée… et vous revenez simplement à la situation initiale. Si vous estimez que ce refus est « inacceptable », vous pouvez toujours vous ouvrir sur le marché de l’emploi tout en restant en poste.

#2 Oui, il y a « bon moment » pour demander son augmentation

Dans une étude originale, la société de conseil en Ressources Humaines Robert Half a identifié 4 « meilleurs moments » pour formuler sa demande d’augmentation et maximiser ses chances. Synthèse :

  1. 6 mois après l’obtention de nouvelles responsabilités : en effet, il vaut mieux attendre de faire ses preuves avant d’exiger une augmentation dans ce scénario. Vous aurez davantage d’arguments à mettre en avant, et votre supérieur aura plus de garanties. Bien entendu, cette approche ne s’applique pas si vous changez de poste, dans la mesure où la revalorisation est généralement prévue dans la nouvelle fonction ;
  2. A la fin d’un projet important qui a été rondement mené par vos soins. Si votre demande d’augmentation intervient après une série de victoires, c’est encore mieux ;
  3. Lorsque l’on se voit assigner des missions ou des projets qui n’entrent pas dans la fiche de poste. Robert Half conseille de tenter des négociations tout en vous montrant motivé et prêt à relever le défi (si vous en avez les compétences) ;
  4. Enfin, l’entretien d’évaluation est logiquement une opportunité intéressante pour demander une augmentation, à condition d’avoir fait une belle année et de bien préparer son pitch.

#3 Préparez votre demande comme vous prépareriez un plan d’investissement

Quand on manque de pertinence, quand on bafouille, quand on cherche ses mots… c’est que l’on a tout simplement mal préparé son pitch. Les speakers de renom vous le confirmeront : un discours de qualité d’une vingtaine de minutes demande une dizaine d’heures de préparation. Dans le cas d’une augmentation, l’enjeu est plus important. Prenez donc le temps de préparer votre demande dans les règles de l’art : il vaut mieux trop préparer que pas assez !

Votre pitch ne doit pas se contenter d’enfiler les perles et d’enchaîner les banalités :

  • Ceci n’est pas un argument valable : « je contribue au succès de l’entreprise » ;
  • Ceci est un argument valable : « en 2022, j’ai mis en place une nouvelle stratégie de Content Marketing qui a permis d’augmenter la génération de leads de 25 % tout en baissant le coût d’acquisition client de 17 % ».

La différence d’impact est évidente. Et forcément, un argument valable vous demandera davantage de travail qu’une phrase bateau. Soyez audacieux et allez puiser dans vos réalisations dans l’entreprise, mais aussi dans des données tierces, comme la moyenne des salaires de votre métier, les nouvelles exigences technologiques de votre profession, etc.

#4 Votre patron ne connaît pas forcément toutes vos réalisations

Ne supposez pas que votre patron connaît vos réalisations et vos accomplissements. Il est sans doute (lui aussi) sous pression, et son quotidien ne lui permet pas forcément d’être à jour sur les performances de ses collaborateurs.

De plus, les collaborateurs qui font du bon travail n’accaparent pas l’attention de leur supérieur, dans la mesure où ils sont autonomes. Faites donc en sorte de lister toutes vos réalisations, et n’hésitez pas à revenir aux années précédentes pour étayer vos propos.

#5 Domptez les premières minutes… et la dernière !

On en parlait dans notre article sur les « 5 règles d’or pour réussir sa prise de parole en public ». Si vous comptez allouer 10 heures à la préparation de votre argumentaire, passez au moins deux heures sur ce que vous allez dire au début et à la fin du discours. Travaillez le fond mais aussi la forme. Deux raisons :

  • L’entame et la fin de l’argumentaire sont les phases les plus susceptibles de marquer votre interlocuteur ;
  • Les premières minutes peuvent être stressantes. Vous ne serez peut-être pas (encore) dans le bon tempo. La bonne préparation de l’entame vous évitera de chercher vos mots et de stresser plus que de raison. A vous de jouer !

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