Une expérience indispensable pour vos recrutements

par | Juin 10, 2021 | | Stratégie - Interview

Le groupe Michael Page participe activement à la relance des activités professionnelles. Leurs experts suivent attentivement les tendances du marché en pleine mutation. Interview de Sacha Kalusevic, Directeur Senior du groupe.

Qu’est-ce qui vous différencie des autres agences ?

Nous nous démarquons par le choix de nos profils. Nous recrutons essentiellement des experts, des cadres de direction pour des missions qui s’inscrivent dans la durée. Nos candidats ont minimum un BAC+2 jusqu’à BAC+5. Notre spécificité est une force pour nos clients. Notre cabinet de recrutement comprend un expert pour chaque secteur d’activité. Plus de 700 personnes travaillent pour le groupe Michael Page en France. Chaque mois, nous recevons plus de 170 000 CV. Leur regard permet de choisir le bon profil au bon poste.

Le groupe Michael Page est pionnier sur les questions d’égalité des chances et dans la lutte contre les discriminations. Depuis 15 ans, nous formons nos consultants sur les sujets d’inclusion et de diversité. L’innovation ne se mesure pas uniquement dans les nouvelles technologies. Elle se retrouve également dans les mentalités.

Quel a été l’impact de la COVID sur le marché de l’emploi ?

Depuis 2018, nous avons vu une réelle inflation sur les salaires des profils peu expérimentés. L’exigence des jeunes diplômés a causé une pénurie de candidats dans tous secteurs confondus : industrie, IT, alimentaire… Les entreprises livraient une rude bataille pour avoir de jeunes commerciaux au détriment des plus expérimentés. Le premier confinement a renversé la tendance. Elles ont plébiscité l’expertise de ces derniers pour relancer rapidement leur activité. La fin du deuxième confinement a conforté le marché, mais n’a pas effacé les craintes des commerciaux. Ils sont plus prudents dans leur changement de vie professionnelle. Nous sommes surpris de voir que les salaires restent identiques à 2019. La crise n’a pas été assez longue pour créer une réelle cassure des salaires. Ce maintien permet d’attirer de jeunes candidats et de retrouver une attractivité similaire à l’avant COVID.

Cependant, l’offre risque d’évoluer et de créer des disparités à l’avenir. Nos nouveaux modes de travail auront un impact inéluctable sur le niveau de l’emploi et des qualifications. Nous pouvons craindre à une délocalisation des profils. Nous saluons tout de même le retour à la normale des campagnes de recrutement. Actuellement, nous avons une forte demande dans le retail, l’hôtellerie, la restauration et surtout l’IT. Nous avons recruté 10 experts pour trouver vos talents.

La crise a-t-elle changé vos recrutements ?

La crise sanitaire a accéléré notre processus de recrutement. Dès les années 90-00, nous avions digitalisé l’ensemble de nos services. 50 % de nos entretiens se faisaient déjà par visioconférence. Aujourd’hui, la totalité se fera via Teams. Cette transformation majeure est un gain de temps et de productivité pour nous et pour le candidat. Nos consultants effectueront la synthèse quasiment en direct. Elle sera envoyée au client à la fin de l’entretien. Cette accélération sera également bénéfique pour nos commerciaux. Auparavant, l’ensemble de nos rendez-vous avait lieu chez le client. Nous appliquerons durablement les rendez-vous à distance et privilégierons le présentiel pour des enjeux de négociation importants.

Quel est le prochain axe de développement du groupe ?

Nous souhaitons casser l’image de notre groupe auprès des start-ups et des petites structures. Les grandes entreprises reconnaissent nos services et le potentiel de nos candidats. Les PME et TPE nous voient encore comme un cabinet de recrutement à l’ancienne. Or, nous disposons de nombreux outils plus efficaces qu’une petite agence locale.

Paroles d’experts
Data, Sales Enablement, maturité technologique… retour sur la dernière décennie de la pratique marketing !
Data, Sales Enablement, maturité technologique… retour sur la dernière décennie de la pratique marketing !

A l’occasion des 10 ans du BtoB Summit, BtoB Leaders a eu le plaisir d’échanger avec Bertrand Dosseur, CMO du groupe Explore, sur les bouleversements de la pratique marketing lors de la dernière décennie. Pouvez-vous revenir brièvement sur votre parcours professionnel et la proposition de valeur de votre entreprise ? Je suis un pur profil littéraire, avec un passage en prépa Lettres puis la Sorbonne pour des études d’Histoire… tout ça pour finir dans le marketing ! Ce qui ne m’a pas empêché de reprendre le chemin de l’école en suivant un Mastère en Data Strategy il y a deux ans… J’aime assez ce mélange des genres, propre aux métiers du marketing : des idées, du contenu, de l’analytique et une pointe de techno… Après un parcours en institut d’études et en agence marketing-communication, j’ai rejoint EXPLORE comme Directeur Marketing il y a maintenant 9 ans pour accompagner la croissance de cette belle PME nantaise. Nous sommes aujourd’hui leaders de l’information économique et commerciale sur un certain nombre de marchés en BtoB, en particulier l’immobilier, la construction et le service à l’entreprise. Quelle est, selon vous, la différence majeure entre le CMO du début des années 2010 et le CMO d’aujourd’hui ? Je ne dispose malheureusement que de 9 ans d’expérience… j’aurais donc du mal à faire une analyse décennale pure et parfaite ! D’autant qu’il faut nécessairement distinguer les différents « métiers » du marketing (stratégique, produit, acquisition…). Dans tous les cas, on peut parler de digitalisation massive des métiers au travers de la multiplication de solutions ad hoc… à tel point que l’on parle désormais de « marketing stack » à toutes les étapes...

Paroles d’experts
Repositionner le commercial dans le parcours d’achat B2B avec Le Compositeur Digital by Excense
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Véritable laboratoire à ciel ouvert, la fonction commerciale a négocié son virage digital dans l’urgence. Dans un contexte d’hybridation de l’action commerciale, le Compositeur Digital d’Excense, logiciel tactique d’animation des rendez-vous, a très rapidement trouvé sa place dans le quotidien des commerciaux B2B, avec une belle valeur ajoutée en présentiel comme en distanciel. Pour en discuter, j’ai eu le plaisir d’échanger avec Denis Tellier, CEO et co-fondateur d’Excense. Pouvez-vous nous résumer en quelques mots votre parcours professionnel et la genèse d’Excense ? Bien sûr. Je suis ingénieur en imagerie numérique de formation. J’ai donc beaucoup travaillé dans les technologies interactives, notamment pour manipuler du contenu multimédia. J’ai commencé en tant qu’ingénieur R&D pendant trois ans. Cela m’a permis de faire du développement et de maîtriser les technos. Je suis très vite passé au Business Development, et j’ai passé une grande partie de mon parcours professionnel entre une ESN à taille humaine et une grande ESN, avec un point commun : le dirigeant était à chaque fois l’actionnaire principal. J’ai donc toujours eu une activité que l’on peut assimiler à de l’intrapreneuriat. Au début des années 2000, j’ai vécu cette transition du développement de produit, qui passait donc de la direction R&D à la direction marketing. Paradoxalement, je n’ai jamais travaillé pour des DSI malgré mes longues années en ESN. J’ai essentiellement travaillé avec des directions R&D puis des directions marketing. Naturellement, au bout de 15 ans, j’ai sauté le pas de l’entrepreneuriat en créant Excense avec deux associés. Notre conviction : développer des solutions digitales qui facilitent les échanges humains au lieu de les remplacer. Le monde de l’entreprise a vécu deux...

Paroles d’experts
Quête de sens, ouverture, accélération, hybridation… retour sur les dix dernières années du CMO !
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Quelles ont été les évolutions majeures du poste de Chief Marketing Officer lors de la dernière décennie ? Quels sont les fondamentaux qui ont perduré ? Quel rôle le CMO jouera-t-il dans les dix prochaines années ? BtoB Leaders a interviewé Guillaume Ferrand, CMO d’IBM France. Avant de commencer, pouvez-vous revenir sur votre parcours professionnel en quelques mots ? Bien sûr. J’ai un double diplôme, école de commerce (ESCP) et école d’ingénieurs (EFREI). J’ai commencé ma carrière dans le consulting chez PwC, notamment dans la conduite du changement et la réorganisation. La partie Consulting de PwC a été rachetée par IBM en 2002. J’ai continué à faire du consulting chez IBM pendant une dizaine d’années avant de passer au marketing. J’ai occupé plusieurs postes à ce niveau, essentiellement dans le marketing stratégique (petits comptes, grands comptes, industries). Aujourd’hui, je suis Directeur Marketing d’IBM France. Quelle est, selon vous, la différence majeure entre le CMO du début des années 2010 et le CMO d’aujourd’hui ? La démocratisation du web, qui a favorisé l’accès à l’information, a été une véritable révolution. Cette dernière décennie a également été celle de l’hégémonie des réseaux sociaux et du mobile. Aujourd’hui, on consulte nos smartphones près de 150 fois par jour (étude réalisée par Kleiner Perkins, ndlr). Le digital est venu percuter notre vie privée et professionnelle et a donc forcément amené beaucoup de changement dans le quotidien du CMO. Je trouve qu’il est intéressant de remettre cela en perspective, car il y a 10 ans, Facebook était encore embryonnaire, avec environ 500 millions d’utilisateurs. Aujourd’hui, le réseau social affiche une audience de près de 3 milliards d’utilisateurs. Ce...

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