LinkedIn concentre un tiers des revenus publicitaires numériques B2B aux Etats-Unis

par | Août 5, 2021 | | Stratégie - News

Microsoft, propriétaire de LinkedIn, mène une campagne de communication offensive depuis le début de l’été. Objectif : consolider le réflexe LinkedIn auprès des professionnels du B2B dans un contexte de digitalisation effrénée.

Un arsenal publicitaire qui s’inspire des réseaux sociaux généralistes

LinkedIn a connu une année 2020 particulièrement faste. Comme BtoB Leaders vous l’expliquait ici, les recettes publicitaires du réseau social attitré des professionnels du B2B ont dépassé les trois milliards de dollars en glissement annuel. Selon Emarketer.com, LinkedIn accapare désormais un tiers des dépenses publicitaires B2B aux Etats-Unis. Cette performance est à mettre à l’actif des formats publicitaires disponibles en libre-service via Campaign Manager, dans l’environnement LinkedIn Marketing Solution. En plus des contenus sponsorisés et des Lead Generation Ads, LinkedIn a pu compter sur de nouveaux formats qui ont suscité l’engouement des professionnels :

  • LinkedIn Stories. Dans un contexte où la frontière entre le B2B et le B2C se brouille de plus en plus, ce format court, léger et convivial a trouvé son public. Une fois publiées, les stories apparaissent dans la partie supérieure du flux LinkedIn sur mobile. Au clic, elles s’affichent en plein écran (format 9:16). A partir de la story, l’utilisateur peut répondre au propriétaire du compte ou partager la vidéo avec ses contacts. Cette interactivité favorise la génération de leads.
  • LinkedIn Conversation Ads. Inspiré des Messenger Ads de Facebook, ce format positionne un encart publicitaire dans la liste des dernières conversations de l’utilisateur. Au clic, un message publicitaire s’affiche, avec des boutons Call to Action personnalisables. LinkedIn permet également d’afficher une Landing Page intégrée, sans quitter LinkedIn.

Avec ces nouveaux formats, LinkedIn s’aligne sur les réseaux sociaux grand public et change les règles du jeu du marketing B2B.

Consolider le réflexe LinkedIn auprès des professionnels du B2B

Microsoft, propriétaire de LinkedIn, mène une campagne de communication offensive depuis le début de l’été. Objectif : consolider le réflexe LinkedIn auprès des professionnels du B2B dans un contexte de digitalisation effrénée. Il faut dire que des réseaux sociaux comme Twitter, Facebook et même Snapchat montrent les crocs sur le segment B2B.

Comme l’explique Microsoft, LinkedIn développe son activité publicitaire près de trois fois plus vite que ses concurrents sur le volet B2B. LinkedIn Marketing Solutions a d’ailleurs vu ses revenus publicitaires bondir de 60 % e 2020, avec une croissance trimestrielle moyenne de 16 %. Du jamais vu. Cette effervescence concerne également le volet organique, puisque le partage de contenu a gagné 29 % au premier trimestre 2021.

Paroles d’experts
Le Digital Asset Management (DAM) pour conquérir le chaos du contenu
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Comme nous le documentions dans cette actu du 21 septembre 2022, Bynder, leader mondial de la gestion d’actifs numériques (DAM), a renforcé son partenariat avec Akeneo, leader mondial de la gestion de l’expérience produit (PXM). A cette occasion, BtoB Leaders a eu le plaisir d’échanger avec Brad Kofoed, SVP Global Alliances & Channels chez Bynder. Au menu : qu’est-ce que le Digital Asset Management (DAM) ? Quel est son apport dans le chantier rebelle du désalignement Sales et Marketing et dans la transition vers le e-commerce B2B ? Comment les contenus peuvent-ils « surfacer » à l’ère de l’infobésité ? Bonjour M. Kofoed. Commençons cet échange par un peu de pédagogie. Qu’est-ce que le Digital Asset Management ? Le Digital Asset Management (DAM) est un outil de collaboration centralisé pour les actifs numériques tels que les images, les vidéos, les présentations, les documents et les photos. Il opère au cœur de l'écosystème marketing et aide les organisations à tirer davantage de valeur de leurs actifs numériques créatifs en facilitant leur organisation, l’accès à ces ressources, le contrôle et la distribution. Les outils d'automatisation créative de DAM génèrent également les variations de ressources nécessaires pour les marchés locaux, pour les différentes tailles d'annonce, pour les différents personas de clients et pour le testing. Ils facilitent les processus en permettant aux équipes de créer, de réviser et d'approuver le contenu en un seul endroit… un avantage décisif dans un contexte où la demande en contenu augmente dans l’ensemble des services. Par extension, cela favorise la collaboration et la fluidité du workflow entre les équipes, qui peuvent alors mener des campagnes marketing et branding en toute transparence, sans gaspiller...

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BtoB Leaders a rencontré M. Romain Franczia, Regional Vice-Président Europe du Sud de Seismic, leader du Sales Enablement qui a récemment lancé Aura, son moteur d’Intelligence Artificielle. BtoB Leaders : Seismic a annoncé une série de nouvelles fonctionnalités sur sa plateforme de Sales Enablement au début du printemps, avec notamment Seismic Aura, nouveau moteur d’Intelligence Artificielle. Pouvez-vous nous résumer en quelques mots son intérêt pour les équipes vente et marketing ? M. Franczia : Le moteur IA derrière Seismic Aura vient apporter une aide précieuse aux organisations pour qui le volume de contenu peut être important, voire déstabilisant. On s’appuie sur une partie analytique pour proposer du contenu engageant, avec des indicateurs comme le nombre de vues et de partage, la durée de vie du contenu, etc. L’idée est également de promouvoir du contenu pertinent à la disposition de contributeurs individuels ou de directeurs de vente. On vise donc à faire surfacer du contenu qui serait probablement beaucoup plus pertinent dans le contexte plutôt que de se perdre dans des recherches chronophages et à l’issue incertaine. Comment les marketeurs peuvent-ils se démarquer dans le « magma » des contenus publiés en flux continu ? Il y a entre 61 et 83 % du contenu marketing mis à disposition qui n’est quasiment pas utilisé. Deux causes peuvent être avancées : le contenu n’est pas pertinent pour sa cible, ou peut-être a-t-il été noyé dans une masse d’informations qui l’a empêché de surfacer. Le vrai challenge aujourd’hui réside dans la quantité de contenus que doivent traiter les marketeurs et les vendeurs, notamment dans le B2B… sachant que leur travail n’est pas de chercher du document. Autre statistique...

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