La startup française Ondorse lève 2,4 millions d’euros

par | Mai 2, 2022 | | Data Connaissance client, IA - News, Levée de fonds

Ondorse, startup française qui propose une solution de vérification d’identité automatisée pour le B2B, a conclu une levée de fonds de 2,4 millions d’euros. Retour sur cette opération avec BtoB Leaders.

Automatiser la vérification d’identité pour un gain de temps considérable

Dans un contexte marqué par l’explosion des cybermenaces et le durcissement de la législation sur la protection des données privées, les jeunes pousses du secteur rivalisent d’ingéniosité pour apporter une réponse pertinente aux besoins des entreprises en la matière.

Ondorse, startup française qui automatise la vérification d’identité pour les professionnels, a réussi un tour de table de 2,4 millions d’euros dans une opération menée par Eurazeo et Isai et qui a vu la participation de plusieurs business angels. La jeune pousse fondée en décembre 2021 propose une plateforme unique qui centralise les données de tiers et les APIs de conformité et de fraude. La vérification d’identité des nouveaux clients professionnels s’appuie sur un recoupement de données collectées depuis un large spectre de sources :

  • Les registres officiels des sociétés ;
  • Les registres des actionnaires ;
  • Des bases de données privées ;
  • Des actions de vérification d’identité ;
  • Le filtrage des listes de surveillance ;
  • Les données sur la prévention des fraudes, etc.

En automatisant cette étape de vérification, la plateforme permet un gain de temps considérable. La solution peut également contribuer à la détection d’acteurs suspects pour lutter contre la fraude et le non-respect des règles émises par l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR). Aujourd’hui, Ondorse, réalise plus de 17 000 contrôles clients chaque mois.

 

BtoB Summit 2022

Les longs processus de vérification brident la croissance dans le B2B

La pandémie a catalysé le virage numérique, et le B2B tend de plus en plus vers des expériences digitales avec des standards B2C. Seulement voilà : la croissance des entreprises du B2B est souvent bridée par de longs processus de vérification et des exigences réglementaires complexes. Selon Stripe, 72 % des entreprises perçoivent la conformité à la réglementation comme un obstacle à la croissance.  Dans le même temps, la fraude en ligne devient de plus en plus sophistiquée et en 2021, les pénalités pour les crimes financiers dans le monde entier ont totalisé environ 9,9 milliards de dollars, et continueront d’augmenter dans les prochaines années.

« Les entreprises B2B ne veulent pas d’un quatrième ou d’un cinquième produit d’identité qu’elles doivent interpréter pour continuer à s’adapter aux règles et réglementations changeantes. Elles veulent une plateforme unique. Nous nous positionnons pour devenir le passeport d’identité des entreprises. »

Ondorse

Florent Robert, cofondateur d’Ondorse.

 

 

Paroles d’experts
Le Digital Asset Management (DAM) pour conquérir le chaos du contenu
Le Digital Asset Management (DAM) pour conquérir le chaos du contenu

Comme nous le documentions dans cette actu du 21 septembre 2022, Bynder, leader mondial de la gestion d’actifs numériques (DAM), a renforcé son partenariat avec Akeneo, leader mondial de la gestion de l’expérience produit (PXM). A cette occasion, BtoB Leaders a eu le plaisir d’échanger avec Brad Kofoed, SVP Global Alliances & Channels chez Bynder. Au menu : qu’est-ce que le Digital Asset Management (DAM) ? Quel est son apport dans le chantier rebelle du désalignement Sales et Marketing et dans la transition vers le e-commerce B2B ? Comment les contenus peuvent-ils « surfacer » à l’ère de l’infobésité ? Bonjour M. Kofoed. Commençons cet échange par un peu de pédagogie. Qu’est-ce que le Digital Asset Management ? Le Digital Asset Management (DAM) est un outil de collaboration centralisé pour les actifs numériques tels que les images, les vidéos, les présentations, les documents et les photos. Il opère au cœur de l'écosystème marketing et aide les organisations à tirer davantage de valeur de leurs actifs numériques créatifs en facilitant leur organisation, l’accès à ces ressources, le contrôle et la distribution. Les outils d'automatisation créative de DAM génèrent également les variations de ressources nécessaires pour les marchés locaux, pour les différentes tailles d'annonce, pour les différents personas de clients et pour le testing. Ils facilitent les processus en permettant aux équipes de créer, de réviser et d'approuver le contenu en un seul endroit… un avantage décisif dans un contexte où la demande en contenu augmente dans l’ensemble des services. Par extension, cela favorise la collaboration et la fluidité du workflow entre les équipes, qui peuvent alors mener des campagnes marketing et branding en toute transparence, sans gaspiller...

Paroles d’experts
Quel rôle de l’IA dans le Sales Enablement des services financiers ?
Quel rôle de l’IA dans le Sales Enablement des services financiers ?

BtoB Leaders a rencontré M. Romain Franczia, Regional Vice-Président Europe du Sud de Seismic, leader du Sales Enablement qui a récemment lancé Aura, son moteur d’Intelligence Artificielle. BtoB Leaders : Seismic a annoncé une série de nouvelles fonctionnalités sur sa plateforme de Sales Enablement au début du printemps, avec notamment Seismic Aura, nouveau moteur d’Intelligence Artificielle. Pouvez-vous nous résumer en quelques mots son intérêt pour les équipes vente et marketing ? M. Franczia : Le moteur IA derrière Seismic Aura vient apporter une aide précieuse aux organisations pour qui le volume de contenu peut être important, voire déstabilisant. On s’appuie sur une partie analytique pour proposer du contenu engageant, avec des indicateurs comme le nombre de vues et de partage, la durée de vie du contenu, etc. L’idée est également de promouvoir du contenu pertinent à la disposition de contributeurs individuels ou de directeurs de vente. On vise donc à faire surfacer du contenu qui serait probablement beaucoup plus pertinent dans le contexte plutôt que de se perdre dans des recherches chronophages et à l’issue incertaine. Comment les marketeurs peuvent-ils se démarquer dans le « magma » des contenus publiés en flux continu ? Il y a entre 61 et 83 % du contenu marketing mis à disposition qui n’est quasiment pas utilisé. Deux causes peuvent être avancées : le contenu n’est pas pertinent pour sa cible, ou peut-être a-t-il été noyé dans une masse d’informations qui l’a empêché de surfacer. Le vrai challenge aujourd’hui réside dans la quantité de contenus que doivent traiter les marketeurs et les vendeurs, notamment dans le B2B… sachant que leur travail n’est pas de chercher du document. Autre statistique...

Paroles d’experts
Lors de la dernière décennie, le leadership commercial a basculé dans le soft power
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Comment expliquer la pénurie des profils commerciaux qui s’est creusée lors des dix dernières années ? Comment la pratique Sales a-t-elle évolué lors de la dernière décennie ? Quelle est la différence majeure entre le DirCo du début des années 2010 et le DirCo d’aujourd’hui ? Sacha Kalusevic, Directeur Senior chez Michael Page Technology, nous apporte des éléments de réponse dans cette interview ! Bonjour Sacha. Avant d’entrer dans le vif du sujet, pouvez-vous revenir sur votre parcours professionnel en quelques mots ? Mon parcours est fait de hasards et de rencontres. A la base, j’étais plutôt prédestiné à une carrière dans la finance de marché. La crise financière de 2001 m’a amené à débuter ma carrière dans l’audit financier (PwC) avant de rejoindre totalement par hasard Michael Page, à Strasbourg, pour devenir un expert du recrutement de commerciaux. Michael Page est une entreprise agile, dynamique et ambitieuse dans laquelle je m’épanouis depuis maintenant 19 ans. Notre expertise dans le recrutement, notamment sur la partie commerciale, fait que l’on vit les problématiques majeures des entreprises au quotidien. Nous apportons nos compétences, nos outils et notre vision pour les aider à recruter les meilleurs profils commerciaux dans un contexte de pénurie. Justement, Michael Page estime qu’il manquerait plus de 200 000 profils commerciaux en France. Quelles sont les raisons de cette pénurie, à votre avis ? Il y a toujours eu un turnover relativement élevé dans la fonction commerciale. C’est vrai qu’il y a aujourd’hui largement plus de postes à pourvoir que de candidats potentiels dans la fonction commerciale. Il y a une dizaine d’années, les métiers de la vente étaient déjà moins bien estimés par les...

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