Salesforce revoit à la baisse ses prévisions de bénéfices et de revenus pour 2023

par | Sep 13, 2022 | | Vente et Management commercial - News

Pour 2022, Salesforce a annoncé des bénéfices et un chiffre d’affaires inférieurs aux estimations des analystes. Le géant du CRM a également communiqué des prévisions décevantes pour l’exercice 2023. L’action a par exemple chuté de 7 % le mercredi 6 septembre 2022. Décryptage.

L’impact des taux de change se fait sentir

Le géant mondial de l’édition de logiciels a indiqué que son conseil d’administration avait approuvé un programme de rachat d’actions de 10 milliards de dollars, une première pour la société. Cela dit, Marc Benioff, cofondateur et co-PDG de Salesforce, a déclaré aux analystes lors d’une conférence téléphonique que cette décision ne l’empêcherait pas de procéder à d’autres acquisitions.

Le chiffre d’affaires a augmenté de 22 % au cours du trimestre clos le 31 juillet 2022 par rapport à l’année précédente, selon un communiqué. Le bénéfice net de 68 millions de dollars est en baisse par rapport aux 535 millions de dollars du trimestre précédent, au cours duquel la société avait enregistré un retour important sur ses investissements.

Pour le troisième trimestre fiscal, Salesforce prévoit un bénéfice ajusté de 1,20 à 1,21 dollar par action sur un chiffre d’affaires de 7,82 à 7,83 milliards de dollars. Les analystes tablaient sur un bénéfice ajusté de 1,29 dollar par action pour un chiffre d’affaires de 8,07 milliards de dollars. Les prévisions de revenus auraient été supérieures de 250 millions de dollars sans l’impact des taux de change, a déclaré Salesforce.

 

A lire également sur BtoB Leaders : MarTech : état des lieux et tendances en 2022

 

Prévisions à la baisse pour 2023

Salesforce a revu ses prévisions à la baisse pour l’exercice 2023, tant pour le bénéfice que pour le chiffre d’affaires. L’entreprise prévoit désormais un bénéfice par action compris entre 4,71 et 4,73 dollars et un chiffre d’affaires compris entre 30,9 et 31 milliards de dollars, dont 800 millions de dollars d’effets de change négatifs, contre une prévision antérieure de 4,74 à 4,76 dollars par action et de 31,7 à 31,8 milliards de dollars de chiffre d’affaires. Les analystes s’attendaient à un bénéfice ajusté par action de 4,75 dollars et à des recettes de 31,73 milliards de dollars.

Il est à noter que l’entreprise a déjà subi des cycles économiques plus faibles. A ce propos, Benioff explique : « les cycles de vente peuvent s’étirer, les transactions sont inspectées par les niveaux supérieurs de la direction et tout cela, nous avons commencé à le voir en juillet. Presque tous ceux à qui j’ai parlé adoptent une approche plus mesurée de leur activité. Nous nous attendons à ce que ces tendances se poursuivent à court terme, et nous en avons tenu compte dans nos prévisions. »

Le ralentissement reste toutefois inégal. La demande a été plus faible de la part des petites et moyennes entreprises, notamment en Amérique du Nord et en Europe, et plus particulièrement dans les secteurs de la vente au détail, des biens de consommation, des communications et des médias. 

En revanche, le chiffre d’affaires de la société en matière d’abonnement aux services et d’assistance a atteint 1,83 milliard de dollars au cours du trimestre, soit une hausse de 14 % par rapport à l’année précédente. Les revenus de la catégorie ventes, qui comprend le logiciel Sales Cloud de Salesforce, ont augmenté de près de 15 % pour atteindre 1,7 milliard de dollars. La catégorie Plateforme et autres de la société, qui comprend Slack, a généré 1,48 milliard de dollars de revenus, soit une hausse de 53 %.

 

Paroles d’experts
Le Digital Asset Management (DAM) pour conquérir le chaos du contenu
Le Digital Asset Management (DAM) pour conquérir le chaos du contenu

Comme nous le documentions dans cette actu du 21 septembre 2022, Bynder, leader mondial de la gestion d’actifs numériques (DAM), a renforcé son partenariat avec Akeneo, leader mondial de la gestion de l’expérience produit (PXM). A cette occasion, BtoB Leaders a eu le plaisir d’échanger avec Brad Kofoed, SVP Global Alliances & Channels chez Bynder. Au menu : qu’est-ce que le Digital Asset Management (DAM) ? Quel est son apport dans le chantier rebelle du désalignement Sales et Marketing et dans la transition vers le e-commerce B2B ? Comment les contenus peuvent-ils « surfacer » à l’ère de l’infobésité ? Bonjour M. Kofoed. Commençons cet échange par un peu de pédagogie. Qu’est-ce que le Digital Asset Management ? Le Digital Asset Management (DAM) est un outil de collaboration centralisé pour les actifs numériques tels que les images, les vidéos, les présentations, les documents et les photos. Il opère au cœur de l'écosystème marketing et aide les organisations à tirer davantage de valeur de leurs actifs numériques créatifs en facilitant leur organisation, l’accès à ces ressources, le contrôle et la distribution. Les outils d'automatisation créative de DAM génèrent également les variations de ressources nécessaires pour les marchés locaux, pour les différentes tailles d'annonce, pour les différents personas de clients et pour le testing. Ils facilitent les processus en permettant aux équipes de créer, de réviser et d'approuver le contenu en un seul endroit… un avantage décisif dans un contexte où la demande en contenu augmente dans l’ensemble des services. Par extension, cela favorise la collaboration et la fluidité du workflow entre les équipes, qui peuvent alors mener des campagnes marketing et branding en toute transparence, sans gaspiller...

Paroles d’experts
Quel rôle de l’IA dans le Sales Enablement des services financiers ?
Quel rôle de l’IA dans le Sales Enablement des services financiers ?

BtoB Leaders a rencontré M. Romain Franczia, Regional Vice-Président Europe du Sud de Seismic, leader du Sales Enablement qui a récemment lancé Aura, son moteur d’Intelligence Artificielle. BtoB Leaders : Seismic a annoncé une série de nouvelles fonctionnalités sur sa plateforme de Sales Enablement au début du printemps, avec notamment Seismic Aura, nouveau moteur d’Intelligence Artificielle. Pouvez-vous nous résumer en quelques mots son intérêt pour les équipes vente et marketing ? M. Franczia : Le moteur IA derrière Seismic Aura vient apporter une aide précieuse aux organisations pour qui le volume de contenu peut être important, voire déstabilisant. On s’appuie sur une partie analytique pour proposer du contenu engageant, avec des indicateurs comme le nombre de vues et de partage, la durée de vie du contenu, etc. L’idée est également de promouvoir du contenu pertinent à la disposition de contributeurs individuels ou de directeurs de vente. On vise donc à faire surfacer du contenu qui serait probablement beaucoup plus pertinent dans le contexte plutôt que de se perdre dans des recherches chronophages et à l’issue incertaine. Comment les marketeurs peuvent-ils se démarquer dans le « magma » des contenus publiés en flux continu ? Il y a entre 61 et 83 % du contenu marketing mis à disposition qui n’est quasiment pas utilisé. Deux causes peuvent être avancées : le contenu n’est pas pertinent pour sa cible, ou peut-être a-t-il été noyé dans une masse d’informations qui l’a empêché de surfacer. Le vrai challenge aujourd’hui réside dans la quantité de contenus que doivent traiter les marketeurs et les vendeurs, notamment dans le B2B… sachant que leur travail n’est pas de chercher du document. Autre statistique...

Paroles d’experts
Lors de la dernière décennie, le leadership commercial a basculé dans le soft power
Lors de la dernière décennie, le leadership commercial a basculé dans le soft power

Comment expliquer la pénurie des profils commerciaux qui s’est creusée lors des dix dernières années ? Comment la pratique Sales a-t-elle évolué lors de la dernière décennie ? Quelle est la différence majeure entre le DirCo du début des années 2010 et le DirCo d’aujourd’hui ? Sacha Kalusevic, Directeur Senior chez Michael Page Technology, nous apporte des éléments de réponse dans cette interview ! Bonjour Sacha. Avant d’entrer dans le vif du sujet, pouvez-vous revenir sur votre parcours professionnel en quelques mots ? Mon parcours est fait de hasards et de rencontres. A la base, j’étais plutôt prédestiné à une carrière dans la finance de marché. La crise financière de 2001 m’a amené à débuter ma carrière dans l’audit financier (PwC) avant de rejoindre totalement par hasard Michael Page, à Strasbourg, pour devenir un expert du recrutement de commerciaux. Michael Page est une entreprise agile, dynamique et ambitieuse dans laquelle je m’épanouis depuis maintenant 19 ans. Notre expertise dans le recrutement, notamment sur la partie commerciale, fait que l’on vit les problématiques majeures des entreprises au quotidien. Nous apportons nos compétences, nos outils et notre vision pour les aider à recruter les meilleurs profils commerciaux dans un contexte de pénurie. Justement, Michael Page estime qu’il manquerait plus de 200 000 profils commerciaux en France. Quelles sont les raisons de cette pénurie, à votre avis ? Il y a toujours eu un turnover relativement élevé dans la fonction commerciale. C’est vrai qu’il y a aujourd’hui largement plus de postes à pourvoir que de candidats potentiels dans la fonction commerciale. Il y a une dizaine d’années, les métiers de la vente étaient déjà moins bien estimés par les...

Ceci pourrait vous intéresser..